Fausses couches à répétition : et si la solution se trouvait ailleurs ?

Fausses couches à répétition : et si la solution se trouvait ailleurs ?

Vivre une fausse couche est une épreuve profondément douloureuse. Lorsque la grossesse s’interrompt une première fois, puis une deuxième, parfois une troisième ou davantage, une question finit souvent par s’installer : « Pourquoi cela m’arrive-t-il encore ? »

Le parcours médical permet bien sûr de rechercher d’éventuelles causes physiologiques, hormonales, anatomiques, génétiques ou immunologiques. Pourtant, malgré les examens, il arrive qu’aucune explication précise ne soit retrouvée. Les causes des fausses couches à répétition restent parfois inconnues. 

Alors, lorsque le corps semble ne donner aucune réponse, peut-être peut-on aussi s’autoriser à regarder ailleurs.

Non pas pour remplacer la médecine.

Mais pour explorer ce que l’histoire personnelle et familiale peut parfois venir raconter.

Fausses couches à répétition : quand les questions restent sans réponse

Après plusieurs pertes de grossesse, la femme peut avoir l’impression que son corps lui échappe.

Elle peut chercher ce qu’elle aurait pu faire différemment : moins travailler, moins stresser, mieux dormir, manger autrement, ne pas porter cette charge mentale…

Cette recherche permanente d’une explication peut malheureusement conduire à la culpabilité.

Pourtant, une fausse couche n’est pas un échec personnel. Dans de nombreux cas, elle est liée à des anomalies du développement embryonnaire et, même lorsqu’un bilan médical complet est réalisé, aucune cause n’est toujours identifiée. (Ameli)

Il est donc essentiel de sortir de cette idée selon laquelle « mon corps ne sait pas garder mon bébé ».

Et si, parallèlement au parcours médical, une autre question pouvait être posée ?

Que porte mon histoire ?

Le poids de la lignée familiale

Nous héritons bien plus que d’un nom de famille ou de caractéristiques physiques.

Nous héritons également d’une histoire.

Des événements heureux, mais aussi parfois des deuils, des séparations, des abandons, des traumatismes, des non-dits et des histoires que l’on ne raconte plus.

Certaines familles ont connu des grossesses interrompues, des enfants décédés très jeunes, des accouchements difficiles, des deuils périnataux ou encore des événements douloureux qui n’ont jamais véritablement été nommés.

Parfois, le sujet est devenu tellement difficile qu’il a été enfermé dans le silence.

« On n’en parle pas. »

« C’était il y a longtemps. »

« Il faut passer à autre chose. »

Mais le silence ne signifie pas nécessairement que l’histoire a disparu.

Dans une approche transgénérationnelle, on peut alors s’interroger sur la place que chacun occupe dans sa famille et sur les événements qui ont marqué les générations précédentes.

L’objectif n’est pas d’affirmer qu’un secret de famille provoque une fausse couche. Il n’existe pas de preuve permettant de dire qu’un secret familial serait directement responsable d’une perte de grossesse.

Il s’agit plutôt d’explorer une dimension émotionnelle et symbolique de l’histoire familiale.

Secrets de famille : lorsque ce qui n’a pas été dit continue de peser

Un secret de famille peut concerner une naissance cachée, un enfant perdu, une grossesse interrompue, un décès, une séparation, une adoption ou encore un événement considéré comme honteux à une époque.

Lorsqu’une information importante est tue, les générations suivantes peuvent parfois grandir avec des zones d’ombre dans leur histoire familiale.

Et lorsque l’on traverse soi-même une difficulté liée à la maternité, ces zones d’ombre peuvent soudain prendre une autre résonance.

Une question peut alors émerger :

« Est-ce que quelque chose, dans mon histoire familiale, mérite aujourd’hui d’être regardé autrement ? »

Ce questionnement ne cherche pas à trouver un coupable.

Il cherche à remettre du sens là où il y a parfois eu du silence.

Et si le corps portait une histoire que les mots n’ont jamais racontée ?

Dans l’accompagnement émotionnel, le corps peut être considéré comme un espace d’expression de ce que nous vivons.

Après plusieurs fausses couches, certaines femmes décrivent une relation particulière à leur corps : peur de retomber enceinte, peur de s’attacher, peur de perdre à nouveau, impression de ne plus pouvoir faire confiance à leur utérus ou sentiment que leur corps « rejette » la grossesse.

Ces émotions méritent d’être entendues.

L’hypnose peut alors constituer un espace permettant de travailler sur les représentations, les peurs, les émotions et les croyances associées au parcours de grossesse et à l’histoire familiale.

Il ne s’agit pas de faire croire que l’hypnose peut empêcher médicalement une fausse couche.

Il s’agit plutôt de permettre à la personne de retrouver un sentiment de sécurité intérieure, de déposer certaines émotions et de se réapproprier son histoire.

Lorsque le secret ressurgit, une « re-naissance » devient possible

Parfois, découvrir une histoire familiale oubliée ou simplement commencer à mettre des mots sur ce qui était resté silencieux peut provoquer quelque chose de profondément libérateur.

Non pas parce que l’on vient de trouver « la cause » de ses fausses couches.

Mais parce que l’on comprend que certaines émotions ne nous appartiennent peut-être pas entièrement.

Que certaines peurs peuvent avoir une histoire.

Que certains deuils peuvent enfin être reconnus.

Et qu’il est possible de faire une distinction entre ce qui appartient à nos ancêtres et ce qui appartient à notre propre histoire.

C’est peut-être là que peut prendre tout son sens le mot re-naissance.

Naître à nouveau à soi.

Se détacher progressivement des histoires qui ne nous appartiennent pas.

Redonner une place à celles et ceux qui nous ont précédés.

Et surtout, se donner la permission d’écrire la suite de son propre récit.

Fausses couches à répétition : regarder le corps, mais aussi écouter l’histoire

Lorsqu’une femme vit des fausses couches à répétition, le parcours médical reste indispensable. Un bilan permet de rechercher différentes causes possibles et d’adapter la prise en charge lorsque cela est nécessaire.

Mais lorsque les examens ne donnent pas toutes les réponses, il peut être intéressant d’ouvrir une autre porte.

Celle de l’histoire personnelle.

Celle des émotions.

Celle de la famille.

Celle des secrets parfois oubliés.

Et si la question n’était plus seulement : « Pourquoi mon corps fait-il cela ? »

Mais aussi :

« Qu’est-ce que mon histoire cherche peut-être à me faire regarder ? »

Explorer cette dimension ne signifie pas renoncer à la médecine. Cela peut simplement permettre d’ajouter une autre profondeur à l’accompagnement.

Parce qu’après avoir vécu la perte, la peur et parfois le silence, il peut être précieux de retrouver quelque chose d’essentiel :

la possibilité de croire à nouveau en soi, en son corps et en la vie.

Et parfois, cette nouvelle étape ressemble à une re-naissance.

Besoin d’être accompagnée ?

Un accompagnement en hypnose chez Clés de sonJe, Hypnothérapeute Albertville peut permettre d’explorer les émotions, les peurs, les croyances et certaines représentations liées au parcours d’infertilité, de PMA ou aux pertes de grossesse.

Cet accompagnement vient en complément du suivi médical et ne se substitue jamais à une prise en charge gynécologique ou spécialisée.


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